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Défi d’écriture #01

défi d'écriture

Ce soir, je vous propose un tout premier défi d’écriture ! Les quatre mots à placer sont :

Cerf – neige – renard – thé

Que vous subissiez une panne d’inspiration, un moment de flottement dans votre écriture, ou que vous n’ayez rien à vous mettre sous la dent malgré votre envie d’écrire… Eh bien voici une belle échappatoire ! 😉 Ce petit défi peut vous aider à débloquer votre plume sans trop vous prendre la tête. Ecrivez au fil de l’eau, d’une traite, sans retour en arrière. Les mots ont été choisis conjointement avec une amie : c’est – presque – du hasard !

Les règles sont simples : environ 800 mots (à 100 mots près, si vous écrivez 700 ou 900 mots, on ne va pas vous taper sur les doigts non plus), de la fantasy, et.. S’inspirer des quatre mots, bien entendu 🙂 Libre à vous ensuite de partager votre texte en commentaire, si vous le souhaitez… Et pourquoi pas de le continuer s’il vous inspire.

Allez, à vos plumes !

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commentaires (8)

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    Nemo 1 année plus tôt Répondre

    Nous avons tous nos Alice. Celle-ci se prénomme Eléa. Nul miroir, nul armoire, nul grand cerf ne pourrait vous mener à elle. Uniquement le fil invisible de songes dérobés. Laissez-moi vous décrire ce que vous trouverez si vous en venez à rêver d’elle car ce qui est le plus précieux est aussi le plus vulnérable à la morsure de la réalité, le plus dissimulé.
    Eléa avait pour masque celui de la mort, comme parure le manteau blanc du néant. De la carcasse titanesque et encombrante de son monde émergeait parfois quelques frondaisons craintives, jaillissements d’espoir aussitôt flétris par l’absence de tout passé dans lequel s’enraciner. En son cœur gisait le cadavre d’un goupil éventré, si putrescent qu’aucun nécrophage n’osait même l’approcher.
    Des confins finis aux étendues stériles, les seuls mots pendus aux arbres trépassés étaient de ceux dont l’on souffrait inlassablement et le vent portait dans son sillage la nostalgie des possibilités dissipées.
    Seul un voyageur à l’âme attentive pouvait encore discerner dans un tel souffle le bruissement d’oraisons laconiques, récurrentes, obsessives.
    « Tu aurais dû »
    « Tu es juste resté là »
    « Tu aurais pu tout changer. »
    « Un geste, il aurait suffi d’un geste. »
    « Tu es morte ce jour-là. Tu t’es laissé mourir. »
    Tout cartographe peu hardi se serait arrêté ici car chacun d’entre eux sait qu’il n’y a plus rien à extraire de contrées mortifères. Cependant, le rêveur pouvait lui, discerner à la surface d’un lac pas encore tout à fait drainé de son contenu, quelques discrets soubresauts semblables à l’onde élancée mélancolique des jours rêvés, la bravoure de quelques folles étincelles passagères.
    L’amouraché onirique pouvait alors rebrousser chemin ou ayant reconnu quelque similarités avec ses propres chimères, prendre une grande inspiration et plonger dans la substance aqueuse, s’immerger dans l’abnégation de profondeurs remplies de long silences criant contrastés par des souhaits timides. Il fallait retenir son souffle pendant d’interminables, d’éternelles secondes pour parvenir à entrevoir finalement une étoile de mer. Il était aisé de se noyer dans le renoncement, ardu de suivre une étoile jusqu’au bout, fut-elle de mer.

    Pour celui qui parvenait à s’extraire de l’autre côté, celui qui avait su écouter si longtemps, l’âme d’Eléa se révélait enfin. C’était un monde à la géographie similaire au précédent mais dont le cœur se mettait doucement à battre de nouveau, tiré d’un long exil transi.
    D’abord pudiquement, par la présence de quelques flocons d’espoir effleurant timidement la peau, premiers tressaillements d’une vie qui reprenait son cours. Puis, d’une grande étendue de neige majestueuse. Tout comme il y’avait un blanc plongeant dans le néant, il y’avait également un blanc qui prenait sa source dans la vie elle-même. Tout comme un hiver pouvait représentant la fin des jours solaires, il pouvait également signifier la renaissance.
    Témoin attentif de cet éveil, se tenait sur un tronc d’arbre un étincelant renard de nacre. Celui-ci n’appartenait pas à un prince, trop sauvage pour être adopté. L’entaille visible sur son poitrail ne pouvait entacher sa radiance. De ces lieux, il en était plus que l’hôte. Il en était le centre, le Phoenix.
    La tête incliné, il prenait grand soin d’examiner tout invité avant d’initier sa symphonie. C’était un de ces airs impossible à coucher avec de simples mots, un de ceux qui était la fondation sur lequel reposait rêves, idéaux et absolus. Celui-là même qui nous guide et nous donne la raison qu’il ne nous faut jamais perdre, sous peine de n’avoir plus de la vie que la semblance. Composé seul, il était toujours incomplet. Composé à plusieurs, il risquait d’être subverti de sa pureté originelle.

    L’Hiver s’endormit pour laisser le Printemps s’exprimer. Une odeur de thé emplit l’air, les arbres refleurirent. Chaque bourgeon étant un songe, chaque songe renfermait d’infinies possibilités. L’un, représentant les péripéties d’une multitude d’univers, d’épopées et d’aventures et l’autre celui de rencontres qui nous définissent, de liens immortels et de promesses qui ne sauraient être brisées.
    D’anciennes montagnes surgirent à nouveau. Couvertes de la verdure de fantaisies enfantines, embrasées par l’énergie de désirs adolescents. Le vent n’était plus porteur de regrets moribonds mais d’un élancement vers un absolu, mêlant l’écho de ces instants passés, présent et futurs qui marquent une éternité et nous définissent à jamais.

    (…)

    Nous ne pouvons exorciser Eléa de son passé mais si nous venons à la rencontrer, nous pouvons au moins essayer de la comprendre, de l’accompagner.

    encreduphenix
    encreduphenix 1 année plus tôt Répondre

    Bienvenue par ici nouvel écrivain :3 Ton texte est très lyrique, riche même, comme un bon thé ! Est-ce qu’il provient d’un monde déjà crée ? La coupure en bas du texte semble présager un univers plus riche, mais peut-être que je me trompe ^^

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    Fabien.rtr 1 année plus tôt Répondre

    Voilà mon humble texte !

    Le froid m’attaquait les entrailles, avec violence, avec force. Je ne m’en plaignais guère pourtant, il m’aidait à me tenir éveillé, à me sortir de ma torpeur, à me préparer à ma première bataille.
    Tel le cerf, notre animal totémique, nous nous tenions ici, au sommet de la colline environnante, avec prestance et fierté.
    Nous pouvions l’être, prendre cette colline de nuit, sous la neige battante afin de disposer d’un terrain favorable, de profiter de la descente pour amplifier nos charges et créer des brêches dans les rangs ennemis, voilà notre humble et unique tactique.
    Encore faut-il que ces derniers eussent le courage ou la bêtise de venir nous y défier.
    Ce n’était malheureusement pas le trait de caractère de nos ennemis, ils étaient bien trop rusés pour ça.
    La guerre allait commencer, une guerre parmis tant d’autres, entre tribus de montagnards. Ce jour-çi ce fut nous, les fiers représentants du cerf contre eux, les malicieux représentant du renard. Mais d’autres guerres viendront, encore et encore. Dans ce monde brute et sauvage, on se bat et on tue pour survivre, et même parfois on meurt.
    Malheureusement, pour réussir à obtenir l’une de ces conditions, il nous faut entrer en contact avec les renardeaux, ces derniers ayant trop tendance, à mon goût, à se cacher pour attaquer en traitre.
    Quand bien même ils le feraient, nous n’avons guère à craindre ces subtilités, nous nous sommes toujours battu avec honneur, yeux dans les yeux.
    Mais l’attente est longue, la concoction préparée par les anciens, une sorte de susbstrats de thé, de plantes, d’herbes et d’organes d’animaux mélangés ensemble.
    Si à mes yeux, cette potion étrange n’a que comme bénéfice de me réchauffer légèrement les poumons et me laissait un goût amère dans le bouche, d’autres semblent y plonger dans la folie.
    Souvent, ce sont les vétérans des batailles qui se laissent porter par cette « transe », ils deviennent des armes humaines, sans logique ni dénuement.
    Et si une arme humaine, sans logique, n’a pas de quoi être jetée au combat, il n’est pas rare que cette dernière viennent à frapper ses propres alliés.
    Et le chef le savait, le combat devait se faire rapidement.

    Il envoya quelques hommes partirent en reconnaissance, manque de chance, je faisais partie de ces hommes.
    Nous nous retrouvâmes à cinq, en train d’avancer avec prudence, de veiller à ce que chaque pas s’engouffre dans la neige.
    Contre une tribu où chaque guerrier peut se montrer plus fourbe que jamais, il est toujours préférable de pas se faire localiser, question de survie bien sûr.
    Mais rien ne vint à nos oreilles qui puissent être vivant, hormi peut-être bien sûr le raclement de gorge de notre « vétéran », la bouche pleine de salive à l’idée de se jeter dans la mêlée.
    Notre chef pensait que son expèrience nous aiderait en cas de pépin.

    Je ne saurais dire pour son expèrience du combat mais, niveau discréation, utiliser ses haches de jet pour dégommer les écureuils et volatiles qui passaient, autant dire que c’était raté.
    Mais aucun du groupe n’y pouvait faire quoique ce soit. Un vétéran se doit d’être respecter, il a survécu à de nombreux affrontements et il a offert son esprit, son humanité au Cerf. Notre honneur nous interdisait de lui porter grief malgré le danger de ses actes.

    Mais notre honneur ne pu pas grand chose lorsqu’une flèche jaillit et se vint se planter pile au travers de la gorge de notre « animal ». Un rauque, étonnament poétique, se fit entendre de sa part avant que le sang, mélangait à sa bave, ne coula grossièrement de sa bouche.
    Puis Il s’effondra au sol, raide mort. Si c’était ça être expérimenté, je préférais encore mon inexpèrience actuelle.

    Nous étions tombés en pleins dans la tanière des renardeaux. Les trois, encore vivants, et moi se regroupèrent immédiatement et chacun de nous se mit à l’abri derrière son bouclier. Plus que nos armes, le bouclier est notre seconde vie, notre seconde chance. On les utilise pour y maintenir une distance de sécurité, tel les cornes d’un cerf.

    Mais plus rien ne se fit entendre excepté le frémissement des souffles, tiraillés entre la peur et l’adrénaline.
    Et vint quelque chose, des bombes furent jetés à nos pieds, tous dégagèrent un épais brouillard, une fumée à l’odeur infecte attaqua nos narines.
    De l’empoisonnement ? Non ce n’était pas le danger principal…Le danger principal venait plutôt de l’homme qui se tenait à ma gauche. Mon frère d’arme avait une dague planté au mileu de la gorge, encore une fois. Et celui qui tenait la dague se tenait face à lui, et assez proche de moi. C’était une jeune renarde rousse aux yeux violets.
    Plutôt séduisante malgré le contexte.

    Je m’éloignais alors de mon groupe d’un bond léger et mis mon dos à l’abri contre un arbre.
    Mes deux compagnongs eurent la même idée mais pas la même réussite. L’un se fit découper en deux pendant la manoeuvre par un grand gaillard et l’autre reçut deux flèches, une au genou puis à la tête.

    Et alors que mes trois adversaires me toisait, j’étais soulagé de savoir que notre reconnaissance fut bel et bien une réussite.

    encreduphenix
    encreduphenix 1 année plus tôt Répondre

    Bravo pour avoir relevé le défi !! Je n’aurais jamais imaginé utiliser les animaux comme symboles de deux armées, c’est plutôt bien pensé :3 Le pauvre écureuil m’aura bien fait rire, et la fin… Il est mort ?? Tu nous laisses dans le doute, c’est affreux ! Tu vas devoir nous écrire la suite dans un prochain défi (a)

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    Fabien Reuter 1 année plus tôt

    A la base, je voulais partir sur le thème de la préparation du thé. J’aurais pu jouer sur la saison pour le mot neige.
    Mais je cache pas qu’hormi le design des tasses, j’aurais pas réussi à placer le renard et le cerf.

    Et vu que j’aime bien transposer les caractéristique d’un animal sur un humain, j’ai juste eu à l’imaginer pour une tribu.
    Et comme je t’ai dit, je laisse supposer qu’il est mort en réussissant plus ou moins sa mission, aka trouver des ennemis. Mais si suite il y aurait, et comme je t’ai déjà dit, il se liera à la femme de la tribu des renard et cherchera à unifier toutes les tribus contre un ennemi commun.

    encreduphenix
    encreduphenix 1 année plus tôt

    Oh, la cérémonie du thé aurait pu être très intéressante aussi ! Tu aurais peut-être pu jouer sur un breuvage un peu hallucinatoire ?

    Oui, on a pu en discuter de cette fin 😉 Cette femme est très énigmatique d’ailleurs, ça ne me dérangerait pas de la revoir dans de prochains textes :p

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    Kahra 1 année plus tôt Répondre

    Mais quelle bonne idée ♥

    encreduphenix
    encreduphenix 1 année plus tôt Répondre

    Je trouve aussi… ;P N’hésite pas à partager ta création ici ♥

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